Jusqu’à maintenant je partais du principe qu’avec des température de fumées inférieure à 150°c en sortie de poêles, le rendement est dans une bonne fourchette. Mais j’aimerais bien pouvoir mettre une valeur sur la fourchette.
Est ce qu’on peu faire une estimation chiffrée uniquement à partir de la mesure de températurees des fumées en sortie ?
Ca dépend aussi de l’excès d’air : plus le coeur utilise une quantité importante d’air par rapport à ce qui est strictement nécessaire, plus faible est le rendement à température de sortie égale.
Attention, ca ne veut pas dire qu’en réduisant l’arrivée d’air on baisse l’excès d’air…
Pour les Batchrockets ou les Batchblocks, j’avais fait cette courbe :
Voilà encore un sujet qui m’intéresse !
Yasin, as-tu une idée de l’impact de l’excès d’air sur le rendement ? Par exemple, si le débit d’air en entrée est 2x trop important ?
J’avais lu quelque part une idée pour estimer l’ouverture idéale de l’entrée : cela consistait à ouvrir progressivement l’entrée d’air et de surveiller la montée en température des fumées. Quand la température commence à baisser, alors on a un excès d’air. Je ne sais pas si c’est idéal, mais ça donne peut-être une bonne estimation. En pratique, c’est assez difficile car la combustion est rarement parfaitement stable dans le temps…
Une question liée : lorsqu’un feu est en cours, je suppose que la combustion crée un tirage supplémentaire par rapport au tirage « naturel » (sans feu), je me trompe ?
Le débit d’air importe, mais ce n’est pas tout ! C’est aussi : à quel point le coeur (et surtout son turbuleur dans le cas des batchblocks) est capable de bien mélanger l’oxygène et les hydrocarbures ?
Si le mélange est très bien fait, il est possible de diminuer la quantité d’air en excès tout en gardant une bonne combustion.
Si le mélange n’est pas suffisant, le manque d’oxygène va conduire à une mauvaise combustion : beaucoup de CO et goudrons, etc… ceux qui laissent « couver » le feu dans un poele en fonte pour avoir des braises le lendemain en connaissent bien les conséquences.
Le tirage est bien lié à la combustion, mais indirectement : la chaleur produite dans la cheminée augmente le tirage. C’est comme une mongolfière : si tu veux qu’elle monte, il faut que tu allumes les bruleurs !
C’est pour ca que dans les nouveaux batchblocks, je vise une température de sortie moyenne de 200°C (à la place des 120°C actuellement) : il y aura du tirage, même quand le conduit de fumée n’est pas très bon (c’est à dire qu’il ne génère pas suffisament de tirage).
La méthode que tu décris me parait impossible à tester fidèlement à cause du problème que tu décris.
Merci pour ces précisions, ça éclaircit certaines zones d’ombre.
Pour le moment, je surveille essentiellement quelques indicateurs : pas de fumées visible ou presque en sortie de cheminée, flammes claires vives mais pas trop, vitre qui ne s’encrasse pas… Si tu as d’autres indicateurs, je suis preneur.
Je pense que le bois que je brûle actuellement n’est généralement pas assez gros, car j’atteins souvent, voire dépasse, les 200°C en sortie.
Je viens de faire une comparaison avec le seul rocket que j’ai testé. C’était vraiment au tout début alors mon analyse de combustion n’est pas vraiment représentative… mais bon :