Distance de sécurité entre deux conduits

Bonjour à tous,

J’ai une interrogation concernant les distances de sécurité entre deux conduits.

Ils sont situés de part et d’autre d’un mur de 61 cm d’épais.

L’un a été débistré, tubé avec une gaine de 150, chaussette isolante et billes d’argile. Il fait 21 cm de large, est en saillie de 17 cm d’un côté, il rentre donc de 4 cm dans le mur.

Le second va jusque 27 cm de l’autre côté, ce qui laisse 30 cm de moellons entre les deux conduits.

L’idée était de remplir ce second conduit inutilisable (la souche a été démontée) de laine de roche en vrac, sur des tôles non jointées en bas et avec une grille d’aération en haut.

Pour ce faire j’ai fait une ouverture dans le conduit au niveau du grenier et me suis aperçu qu’il restait une bonne couche de bistre (il a pourtant été débistré en même temps que l’autre) jusqu’à 10-15mm sur les pierres enlevées du conduit.

D’un côté avant que la chaleur d’un conduit isolé traverse 30 cm de moellons ça laisse une certaine marge de sécurité, d’un autre le bistre étant une belle saloperie je n’aurais rien contre recueillir quelques avis éclairés avant de remplir.

Les photos ont été prises à l’ouverture du conduit, j’ai depuis longuement gratté avec une canne de ramonage + piochage des parties accessibles depuis le trou et enlevé à peu près 40 litres de débris, mais il reste une bonne croute.




je dirais que d’un côté si tu as payé pour un débistrage et qu’il reste du bistre ce n’est pas normal, et que peut être le prestataire pourrait venir finir le travail … de l’autre côté le risque me paraît à peu près inexistant. Surtout si tu mets un poêle de masse : fumées tièdes, moins de deux heures d’affilées.
tu parles de « belle saloperie » en parlant du bistre, mais tu sais la laine de roche en vrac c’est aussi une belle saloperie. Entre le bistre et la laine de roche, je ne sais pas lequel est le plus cancérigène, ils ont tous les deux faits leurs preuves !
Selon certains avis, il y aura d’ici 10, 20 ans peut-être, un scandale de la laine de roche comparable à celui de l’amiante … je suis désolé j’ai perdu la source, mais ça venait d’essais en laboratoire, j’avais trouvé ça en cherchant de l’information sur le silicate de calcium (skamotec par exemple. apparemment celui-ci n’est effectivement pas dangereux, il est juste moche et désagréable).
Il faut se méfier de TOUTES les fibres minérales. Il y en a des plus dangereuses, mais il n’y en a pas d’inoffensives.
Si tu as mis de la perlite de l’autre côté, pourquoi pas aussi de ce côté là ? surtout que l’isolation d’un mur de refend ce n’est pas primordiale.

Merci pour ta réponse, tout d’abord quelques photos après grattage / ramonage :

Sur la hauteur du conduit il y a deux pierres scellées au milieu qui maintiennent le mur (10 cm d’épais), cela a dû gêner le passage de la chaine lors du débistrage.

Pour toi le risque est à peu près inexistant si l’autre conduit sert avec un pdm ou tout court ? Parce qu’imaginons que dans quelques temps la maison change de mains et le conduit de poêle je préfèrerais assurer mes arrières.

J’étais parti sur la laine de roche (bien que pas fan au départ) pour deux raisons : l’effet d’aubaine j’ai moyen d’en récupérer gratuitement, et l’incombustibilité (sinon j’aurai mis du liège).

Pour la toxicité j’avais lu qu’il faut un masque P3 pour la manipuler, mais j’avais en tête que seule la laine de verre était additionnée de résines phénoliques, huiles etc, et que la laine de roche n’était constituée que de roche, ce qui la rendait incombustible contrairement à la laine de verre.

Or sur le site de l’INRS ils n’ont pas l’air de faire la distinction entre les deux, sur la fiche on peut lire « Lorsque les laines sont portées pour la première fois au-dessus de 200 °C, un dégagement de formol, de phénol et d’autres composés se produit », on est loin des 1000° sans fumée toxique revendiqué par Rockwool.

Par rapport aux billes d’argile je voyais aussi la question du poids, la laine de roche fait entre 25 et 40 kg/m3, contre 350kg/m3 pour les billes, ce n’est pas les mêmes contraintes sur le support.

En même temps le facteur santé prime sur tout le reste.

À moins de mettre quelques sacs d’argile en premier, pour limiter le risque de fuite de fibres en bas, ou de jointer les tôles mais dans ce cas le conduit n’est plus ventilé.

Ou de casser le conduit sur toute sa hauteur au grenier, ce qui permettrait de piocher les trois autres côtés, boucher le trou avec des pierres, une plaque de firerock au fond et l’isolation finale du grenier viendrait jusque-là, plus de pont thermique donc plus besoin de remplir le conduit. Mais dans ce cas ça laisse un espace bistré et clos entre le plafond du Rdc et le plafond du 1er…