Sterilisation des pots dans PDM

Hello,

J’ai fini mon premier poêle l’année dernière, mais mon projet a encore pris du retard. Je suis maintenant installé dans la maison, donc mon poêle a eu un an pour « sécher ». Avec la baisse des températures, j’ai commencé à l’utiliser afin de préparer l’inertie thermique de la maison.

Quel bonheur ! Il fonctionne parfaitement. Pour le moment, une flambée avec du bois de palette bien sec tous les un jour et demi suffit à maintenir une température constante entre 23 et 25 °C dans la salle à manger, alors que les températures nocturnes extérieures sont comprises entre 10 et 15 °C.

Je vais bientôt commencer le deuxième poêle, qui sera plus compliqué à réaliser car il sera logé dans un ancien corps de cheminée. Je créerai un post pour montrer son évolution et rassurer ceux qui disent qu’il ne faut pas :laughing: . C’est une maison lorraine avec un système de taque, le front du poêle “voit” deux pièce, cuisine + bureau sur une distance de 8 metres. L’arrière du poêle voit l’arrière cusine au travers de la taque. les cotés de la cheminé sont ouvert car c’est une grande cheminé lorraine. Au vu des performances de mon premier poêle (L 8K ), je ne me fais pas de souci !

Je m’intéresse maintenant à la cuisine : stérilisation de bocaux et cuisson de pâtés en bocaux dans mon premier poêle. Pour ceux qui ont déjà de l’expérience, puis-je faire cela à sec lorsque la température dans le corps du poêle se situe autour de 80 à 90 °C ? Ou dois-je acheter des bacs gastronomes en inox avec couvercle, y mettre un fond d’eau afin de produire de la vapeur à l’intérieur ? Et donc prevoir la profondeur du gastronome en fonction de la taille de mes bocaux ?

Merci d’avance pour vos retours.

Salut Olivier2lux,

Je ne pratique pas encore la stérilisation mais je ne pense pas que la courbe en cloche des températures d’un poêle de masse soit indiquée pour ce mode de conservation. Le besoin est de 100°c pendant 1 heure (ou plus?) Ce que ne fournit pas nos poêles.

David sur son site “Du soleil dans nos assiettes “ présente un stérilisateur simple à faire fonctionnant au pellets.

Merci pour tes futurs partages.

Bien à toi.

Marc

Salut Claurm,

Je connais les sterilisateurs de David mais je voulais essayer dans le poêle. En fin de flambé,je suis à 280° dans le corps (bois de palette), je dois mesurer la descente de température mais je pense qu’on peut bien avoir 100-110° pendant une heure. Par contre si j’ouvre la porte toutes les 15 minutes pour la mesure, je risque de faire descendre la température plus rapidement et fausser la mesure.

Ma question portait surtout sur le fait de steriliser à sec ou dans un environement humide. Je sais qu’en cocotte on met de l’eau afin d’obtenir de la vapeur et de la pression qui permet de dépasser les 100 degrés. Je n’obtiendrais pas de pression dans un gastronome mais je me posais la question d’une utilité pour la bonne stérilisation des bocaux surtout ceux avec des couvercles à vis que j’utilise également pour stocker mon miel.

En tout cas, merci d’avoir prit de ton temps pour me répondre :slight_smile:

Olivier

je confirme, il est 12:40 et mon corps et à 110, je pense donc qu’il y est depuis plusieurs heure. Sur la flambé de demain, je procederai à une mesure précise, tous le x temps.

Super intéressant les prises de température, tu les mettras en ligne? (-:

L’eau dans les stérilisateurs sert à la fois de thermostat naturel (elle empêche de dépasser les 100°c) mais aussi de “média" calo-porteur, beaucoup plus dense que l’air et, de ce fait, plus efficace. D’autres facteurs rentrent certainement en ligne (rayonnement, etc…). C’est complexe ; le but est de porter à 100°c le cœur des aliments dans chaque bocaux pendant un laps de temps minimum (lequel?).

Ne pas détériorer les éléments d’étanchéité des bocaux ni leur faire relarguer des COV….

Je trouve intéressant tes recherches et nous avons la chance d’avoir un support pour les partager. Ne connaissant pas le niveau de conscience (des enjeux) de chaque lecteur, je livre ces informations.

Merci pour le chemin mis au bocau commun!

Marc

Bonsoir,
Petit apport théorique sur la sterilisation et la confusion (qui peut être dangereuse) entre pasteurisation ( tuer la plupart des bactéries nocive mais pas tout : fonctionne pour les aliments suffisamment acide ou suffisamment salé ou suffisamment sucré) et stérilisation (tuer toute les bactéries).

A 100°C a cœur il faut plus de 6h pour stériliser des bocaux. Et sa donne souvent une infame bouillie :slight_smile: .
Pour stériliser de la nourriture mangeable il faut donc souvent monter en pression ( car si on atteint 121 ° a coeur c’est 3 min la stérilisation) car l’eau a pression ambiante “bloque “ la température des aliments a 100°C.
Donc je déconseille fortement de mettre une cocotte minute dans un foyer de pdm, mais une possibilité est d’utiliser les bocaux comme mini cocotte minute (l’interieur du bocal monte en pression et peut atteindre entre 112 et 117°C) .

Toute ces infos sont tirés de l’excellente page Sterilisation de David Suzmillo : Stérilisation et pasteurisation
(la méthode dont je parle est a la partie : a sec dans un four)
Bonne soirée,
Poulk pour l’Atelier du Zephyr

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Bonjour, et merci à tous les deux pour le partage de vos informations. Je vais chercher l’ouvrage en question, car la partie sur la stérilisation à sec m’intéresse beaucoup, évidemment. :slightly_smiling_face:

J’ai une assez grande cocotte-minute de 30 litres, que j’avais achetée pour stériliser du substrat destiné à la culture de champignons. Mais j’aimerais surtout comprendre de quelle manière il serait possible de réaliser, en toute sécurité, une stérilisation dans notre PDM.

Je suis en train de relever les températures et je publierai les résultats plus tard dans la journée. Nous pourrons ainsi voir, et réfléchir ensemble, à la manière dont l’expérience pourrait être poursuivie — et si cela est réellement possible.

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Hello,

Voici les relevés de température d’hier. Ils sont un peu décousus, car j’ai dû m’absenter plusieurs fois au cours de la journée.

Il s’agit d’un PDM 8K modèle L. Le combustible utilisé est du bois de palette sec.

Les mesures extérieures sont prises au point le plus chaud, en parcourant le PDM avec un thermomètre infrarouge Parkside. La mesure intérieure est prise au fond du PDM.

07 h 45 : allumage, pas demesure intérieure avec des flammes.
08 h 00 : température extérieure : 32 °C.
08 h 30 : température extérieure : 40 °C.
09 h 00 : température extérieure : 68 °C.
09 h 30 : température extérieure : 82 °C.

J’ai encore un bon lit de braises très chaudes, avec des flammes. Je laisse donc le cendrier ouvert.

10 h 00 : température extérieure : 87 °C ; température intérieure : 210 °C.
Je ferme le cendrier, car il ne reste plus qu’une petite couche de braises au fond du foyer.

10 h 30 : température extérieure : 86 °C ; température intérieure : 197 °C.
11 h 00 : température extérieure : 84 °C.

Je ne relève la température intérieure que toutes les heures afin de ne pas trop refroidir le PDM.

11 h 30 : température extérieure : 80 °C ; température intérieure : 168 °C.
12 h 00 : température extérieure : 78 °C.
12 h 30 : température extérieure : 77 °C ; température intérieure : 150 °C.
13 h 00 : température extérieure : 74 °C.
13 h 30 : température extérieure : 71 °C ; température intérieure : 128 °C.
15 h 30 : température extérieure : 65 °C ; température intérieure : 110 °C.
20 h 30 : température extérieure : 50 °C ; température intérieure : 80 °C.

Première remarque : au moment de la fermeture du cendrier, je démarre avec une température intérieure de 210 °C. C’est relativement peu, mais j’ai laissé le cendrier ouvert pendant deux heures afin d’éviter de trop avoir de charbon à la fermeture du cendrier.

J’ai déjà atteint 280 °C avec du bois de palette, mais j’avais alors fermé le cendrier 1 h 30 après l’allumage. Je referai des mesures avec une fermeture à 1 h 30, puis avec du bois de chauffage lorsque je n’aurai plus de palettes.

Deuxième remarque : la plage de temps comprise entre 200 °C et 100 °C reste importante, environ cinq à six heures. Je ne sais toutefois pas à partir de quelle température je peux enfourner mes bocaux, ni pendant combien de temps les laisser. Pour le côté pratique, un bac gastronome serait sans doute bienvenu.

En revanche, je vais pouvoir pasteuriser mon substrat à champignons sans problème : c’est déjà une belle optimisation des journées de chauffe du PDM.

Ma première question serait donc : puis-je enfourner mes bocaux à partir de 200 °C ou de 150 °C, et pour quelle durée ?

Si j’utilise un bac gastronome pour des raisons pratiques, rien ne m’empêche d’y mettre un fond d’eau et un couvercle afin d’améliorer la répartition de la température autour des bocaux.

Tous vos commentaires et réflexions sont les bienvenues :slight_smile:

Petite précision : Il s’agit d’un site internet et non pas d’un livre. Bonne lecture.

je m’en suis rendu compte après et je n’avais même pas percuté que c’était David :grinning_face_with_smiling_eyes:

Finalement après un échange avec David, sa méthode est d’enfourner les bocaux à 150° en phase descendante de température et de les sortir dès que l’interieur des bocaux bouille (température théorique de 112° à minima). Les sortir et les retourner. Voilà ! A tester :slightly_smiling_face:

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